Culture

M6 maintient la diffusion des épisodes des «Rue des allocs »

Lina
Rédigé par Lina

M6 a réalisé un tournage à Amiens dans le cadre de son documentaire Rue des Allocs qui sera diffusé ce jeudi. Or cette diffusion est critiquée parce qu’il fait la promotion de la misère dans ce quartier. Mais récemment, le quartier a été frappé par une tragédie : une famille de quatre personnes a été tuée dans l’incendie de sa demeure.

Suite à ce drame qui la maire de la ville d’Amiens a demandé à ce que le documentaire Rue des allocs soit reportée, alors qu’il est prévu qu’il soit diffusé ce jeudi. Une fois de plus, M6 se retrouve impliquée dans des différends.

En fait, la maire de la ville d’Amiens, Brigitte Fourré a envoyé une lettre recommandée pour demander à la chaîne M6 d’ajourner la diffusion de Rue des allocs prévue ce jeudi. Elle demande ce report à cause du drame qui a attristé le quartier dans lequel, l’émission a été déroulée le 3 novembre, à Saint-Leu.

Quatre personnes d’une même famille parmi lesquels deux enfants âgés respectivement de 18 mois et 4 ans ont trouvé la mort dans l’embrasement de leur maison. Un drame qui a provoqué une émotion forte chez les habitants qui ont pris part aux funérailles la semaine passée.

« La famille est très éprouvée »

Les habitants d’Amiens considèrent que le refus de reporter la diffusion de l’émission par M6 ne fait qu’impacter l’image du quartier déjà triste» explique la présidente du comité de quartier Saint-Leu, Christelle Waquet. « La famille souffre énormément. Elle voulait un peu de calme par rapport à sa souffrance », a lancé la maire au journal le Parisien.

« Le directeur de l’unité des programmes externes de flux de M6 s’est défendue de cette accusation en déclarant que les victimes de l’incendie ne sont pas présentes dans le documentaire » et d’ajouter que dans les épisodes, un message sera diffusé pour rendre hommage à la famille disparue.

Plusieurs plaintes

Depuis plusieurs mois, Rue des Allocs fait l’objet de plusieurs plaintes. En fait, l’émission est accusée de faire la promotion de la misère et de faire dans la sensation.

D’ailleurs, la Fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale (Fnars) avait demandé au Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) d’intercéder « pour que le film ne soit pas diffusé ».

A propos de l'auteur

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Contributrice sur Mon43.fr