Economie

L’économie africaine connaîtra une croissance d’ici 2025

Lina
Rédigé par Lina

Les entrepreneurs nigérians vantent souvent l’économie de leur pays par la taille de son marché, et son économie qui fait face aux différentes crises.

Alors qu’elle occupait la première place en Afrique en tant que puissance économique en avril 2014, le Nigéria qui compte 180 millions d’habitants, a été détrôné par l’Afrique du sud marquée tout de même par un ralentissement de la croissance et un taux de de chômage en hausse. Ce pays qui est affecté économiquement par la baisse des cours des matières premières, traverse actuellement la récession qui est certainement le signe d’une crise économique à venir. Mais ce n’est pas cela qui viendra ébranler le moral des investisseurs.

La croissance de l’Afrique qui en moyenne est de 4,9 % chaque année entre 2000 et 2008 a régressé, comme on le voit dans d’autres pays émergents. Si très peu d’investisseurs injectent de l’argent en Afrique, son économie résiste quand même aux crises et autres situations conjoncturelles. Une analyse confirmée par le rapport Lions en mouvement II dévoilé récemment par McKinsey Global Institute. Ce document est une évaluation précise des capacités économiques de l’Afrique et une façon de se projeter à l’horizon 2025 et plus.

« Dans les dix années à venir, la situation sera complexe, mais pour nous les bases de la croissance sont réunies pour qu’elle puisse connaître une évolution à partir de 2025 » indique  Acha Leke, collaborateur chez McKinsey. Il reviendra aux gouvernements de travailler plus que les entreprises, mais je reste insoucieux ».

Actuellement, les analyses faites par Leke, sont épluchées dans les présidences, les grandes entreprises et les PME en Afrique, ou encore dans les ambassades.

Rappelons que ce document est le second la série, et à cette époque, le premier avait créé la confusion au point de décourager les investisseurs qui voulaient se lancer sur le marché africain.

L’Afrique sera le continent qui va s’urbaniser rapidement que le monde à partir de 2045 avec 24 millions de nouveaux habitants qui peuples les villes par année alors qu’en Chine on note qu’ils sont 11 millions en Inde et en Chine, 9 millions.

L’analyste indique qu’il est « important de coupler cette croissance démographique qui propose une main d’œuvre jeune intéressante dépassant l’Asie d’ici 2034, et très productive ». L’année passée, le gain en termes de productivité par habitant dans les capitales africaine s’était fixé à 8 200 dollars soit 7 300 euros alors que dans les campagnes celui-ci est de 3 300 dollars.

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Contributrice sur Mon43.fr