Economie

Assurance vie : l’allié idéal pour transmettre à ses proches

Malgré la baisse des fonds euros, l’assurance vie reste un outil patrimonial d’excellence : son régime successoral et fiscal, sont deux aspects qui ne peuvent être remis en cause.

Assurance vie : des atouts non négligeables

Si vous décédez, l’assureur s’engage en effet à ce que l’épargne disponible soit versée à un ou plusieurs bénéficiaires (avec ou sans lien de parenté avec vous), dès lors que vous les avez précisément désignés.

Contrairement à ce qui prévaut pour les autres produits d’épargne classiques, votre « cagnotte » ne sera donc pas réintégrée dans votre actif successoral.

Ce statut unique s’accompagne d’un avantage fiscal important: vous pouvez en effet transmettre jusqu’à 152 500 € hors droits de succession à chaque bénéficiaire désigné, dès lors que les sommes épargnées ont été versées avant vos 70 ans.

Pour celles versées après 70 ans, l’abattement est limité à 30 500€, quel que soit le nombre de bénéficiaires.

Capture d’écran Cieleden.com

Capture d’écran Cieleden.com

Si le bien-fondé de l’assurance vie ne fait plus aucun doute, il faut néanmoins vous pencher sur la façon dont votre épargne peut être investie, Il existe deux types de supports :

  • un fonds en euros d’une part ;
  • et des supports diversifiés, plus connus sous le terme générique « d’unités de compte » (UC), d’autre part.

Lorsque le contrat ne comporte qu’un seul et même fonds en euros, on parle de « monosupport ».

Lorsqu’il en comporte un, voire deux et des unités de compte, on parle de « multisupport » : ces derniers contrats sont aujourd’hui les plus vendus.

Le fonds en euros en assurance vie offre une très grande sécurité

C’est ici que vous devrez loger en priorité votre épargne. Quelle que soit la conjoncture économique et financière, les sommes investies en euros font en effet l’objet d’une garantie permanente en capital.

Début 2016 par exemple, sur un encours global de 1 600 milliards d’euros à l’époque, l’épargne continuait à être investie à hauteur de 83 % dans les fonds en euros.

Vous pouvez donc récupérer les sommes investies à tout moment, sans craindre d’en voir le montant diminuer. Mieux, les intérêts générés chaque année sont définitivement acquis et s’ajoutent à l’épargne en compte pour devenir, à leur tour, productifs d’intérêts.

Selon les assureurs et les contrats, les rendements 2017 des fonds en euros devraient se situer entre 2 et 3 % maximum (à quelques exceptions) nets des frais de gestion du contrat. S’ils sont moins attractifs que par le passé (ils avoisinaient sans mal les 4% nets de frais de gestion il y a dix ans, mais l’inflation était également plus importante), les épargnants ne les « quittent » pas pour autant.

Les fonds en euros offrent une garantie en capital

Les supports diversifiés ou UC n’offrent pas, pour leur part, de garantie en capital. Leur valeur fluctue au jour le jour, en fonction des classes d’actifs sur lesquelles elles sont investies (actions, immobilier…).

Même chose pour les intérêts potentiellement acquis qui fondent comme neige au soleil à la faveur d’un retournement des marchés financiers.

Pour autant, souscrire un contrat multisupport reste une excellente opération : passées les années de sécurisation obligatoire de votre épargne, vous aurez alors la possibilité de basculer une certaine somme vers ce type de fonds. Le cas échéant, cela vous permettra de doper le rendement de votre contrat.

Bon à savoir : Les parts sociales au régime sec

Apanage des banques mutualistes (Banques populaires, Caisses d’épargne, Crédit mutuel…), les parts sociales ont apparemment tout pour plaire :

  • petit prix (dès 1€ la part…),
  • valeur nominale garantie car non soumise aux aléas des marchés financiers,
  • absence totale de frais à l’achat (les parts doivent tout de même être logées dans un compte titres ou un PEA dont la gestion n’est pas gratuite)
  • et rémunération fixée chaque année en assemblée générale.

Sauf que depuis quatre ans, elles subissent de plein fouet la baisse des taux d’intérêt.

Résultat : leur rendement jusqu’alors intéressant (4 % il y a quelques années seulement) ne l’est plus du tout !

Pire, en cette période de disette obligataire, il peut même être décidé de ne pas le verser… À fuir pour le moment !

A propos de l'auteur

Benoit

Benoit

Passionné d'économie et de sports. Propriétaire de mon43.fr